Doit-on avoir peur de la Kundalini ?

November 15, 2017

La Kundalini est une puissante et merveilleuse énergie liée à la guérison et à la connaissance : elle est le génie de la santé par excellence et, bonne nouvelle, elle est une réalité vivante que chacun ou presque peut oser rêver de rencontrer un jour. Ganji confronte son propre vécu aux légendes urbaines et néo-spirituelles, pour dresser un portrait aussi fidèle que complet de ce phénomène fascinant. Il propose une manière plus respectueuse de l'aborder afin de donner au plus grand nombre la possibilité de jouir un jour de cette science extraordinaire, tour à tour guérisseuse, initiatique et profondément transformatrice.

 

Avertissement

À la lecture de cet article, votre mental va tenter de s'emparer des informations les plus stimulantes. Cet « organe » de contrôle tend à l'obésité intellectuelle, il développe chez l'individu une forme de mythomanie en s'appropriant des savoirs cumulés dont il n'a pas la connaissance empirique (1). Dès lors, nous demeurons prisonniers de la forme sans pouvoir accéder au fond. Lire, sans chercher à retenir, est une attitude salutaire car elle déjoue la stratégie du mental : avorter toute expérience concrète qui pourrait découler de cette lecture...

 

D'où vient le Caducée, symbole de la médecine moderne?

 

Arrêtons-nous un instant devant l'enseigne d'une pharmacie ou devant la plaque d'un cabinet de médecin et que voyons-nous ? Une coupe autour de laquelle s'entortille un lombric ressemblant vaguement à un serpent ou encore une paire d'asticots enroulés autour d'un bâton surmonté d'une paire d'ailes. Voilà des symboles bien déconcertants pour annoncer les ouvriers de la santé. C'est pourtant cela que l'on appelle en Occident le Caducée.

 

En réalité, Kundalini et Caducée ne font qu'un si l'on en croit les mythes fondateurs à l'origine de ces représentations (2). Ces puissants symboles sont en effet tous deux intimement liées aux concepts de guérison, de santé et d'élévation spirituelle. Dans l'antiquité, seuls les dieux détenaient les rennes du mystérieux serpent, les Hommes quant à eux devaient se résoudre à travailler consciencieusement pour le mériter. Telle était et telle est encore aujourd'hui la différence entre l'Olympe et les simples mortels que nous sommes. Puisque Hadès nous met à l'épreuve chaque jour et s'efforce de nous entraîner dans les mondes souterrains, il est de notre devoir de nous élever et de prétendre à plus de dignité et de connaissance. En la matière, certaines pratiques hermétiques peuvent être d'un secours certain.

 

Rite d'initiation dans la Grèce antique

 

Aux origines de la mythologie grecque, le Caducée d'Asclépios, dieu de la médecine, tout comme les attributs de sa fille Hygie, déesse de la santé et de l'hygiène, étaient avant tout des forces sacrées, des principes essentiels qui accompagnaient la guérison du malade. Le Caducée, attribut divin hautement respecté était au cœur d'un culte secret dans toute la Grèce antique. Les fonctions qui lui étaient directement associées permettaient au futur initié de mieux appréhender son processus de guérison. Une structure thérapeutique fort complexe définissait le rituel curatif qu'il nous est difficile aujourd'hui de connaître avec précision. Il existait en Grèce des sanctuaires où les malades se rendaient pour être guéris. Ils y pratiquaient le fameux rituel d'incubation. Les dieux transmettaient en rêve aux intermédiaires terrestres (prêtres-médecins) de précieuses orientations dont le novice/patient avait besoin pour préparer la cérémonie. Ces enseignements étaient toujours précédés d'une initiation secrète, réservée aux futurs fidèles du Cobra guérisseur. On procédait à des sacrifices, on faisait des offrandes et des dons d'argent. Le patient devenait ainsi adepte d'Hygie et d'Asclépios. Il en demeure d'ailleurs ainsi depuis l'aube de l'humanité et à travers tous les continents : la pratique thérapeutique ne vaut rien sans une initiation et quand la maladie conduit à la connaissance, l'Éveil n'est jamais bien loin.

 

Origine de toutes les sagesses

 

Nous savons bien peu de choses sur Elle et pourtant, Elle sait absolument tout de nous: la Kundalini. 

En 1986, alors que je m'exerçais chaque matin depuis plusieurs mois à la pratique d'un mantra, je fus surpris par la manifestation soudaine de cette puissante entité, qui jaillit en moi tel un jeyser, de façon totalement bouleversante. Je pris peur. La Kundalini se retira instantanément. Je n'étais pas prêt. Je dus attendre encore quelques mois avant que le phénomène ne se manifeste de nouveau et aille cette fois jusqu'au bout du processus, c'est-à-dire jusqu'à l'Éveil, le dépassement de l'Ego, l'humilité finale. Depuis, j'ai appris à mieux la connaître et à la respecter. Ce qui ne fut pas une mince affaire tant elle est surprenante et insaisissable.

 

Lorsqu'elle surgit telle une éruption volcanique, et nous fait face, la Kundalini intimiderait le plus téméraire d'entre nous. Mais lorsqu'elle s'adresse à nous (oui, vous avez bien entendu), la crainte fait place à la confiance car son « charisme » est empreint d'une profonde bienveillance. Une fois l'Ego transcendé, nous revenons alors à notre origine, l'origine de toutes choses : le Tout Éternel et Infini.

 

Ma rencontre avec la Kundalini

 

Malgré un premier rendez-vous manqué, j'ai finalement eu la “chance” de rencontrer le cobra sacré un matin de novembre 1987. Il s'est présenté à moi lors d'une pratique matinale en compagnie de mes camarades bouddhistes(3). Je pratiquais à cette époque la voie du milieu recommandée par le Bouddha Siddhartha et depuis plusieurs mois, je me levais chaque jour aux aurores pour prendre la posture avec engouement.

 

À noter que ce mystérieux phénomène n'est pas un concept et une exclusivité spécifiquement hindoue ou orientale. On peut vivre l'expérience de la Kundalini sans pour autant être indien, pratiquer le yoga ou parler le sanskrit. D'ailleurs, le culte du cobra sacré est présent dans de nombreuses traditions de part le monde et fait l'objet de croyances encore vivaces de nos jours.

 

Ce matin là, je fus récompensé de mon assiduité puisqu'au bout de trois quarts d'heure de pratique, la puissante énergie de la Kundalini se manifesta et fendit instantanément de sa fulgurance l'opacité de mon mental jusqu'à en suspendre toute activité l'espace de quelques heures. En transcendant les limites de mon esprit, j'avais dépassé la mort pour ne plus faire qu'Un avec le Grand Tout. Je reconnus dans cette union ma véritable nature, infinie et éternelle. Quelques mois plus tard, j'abandonnai la communauté bouddhiste pour suivre les recommandations de la Kundalini qui me mena pas à pas au-delà de mes limites, de mes peurs et de mes espoirs. Elle est depuis lors devenue ma plus fidèle alliée, sur le plan spirituel et thérapeutique. J'aimerais aujourd'hui en témoigner, apporter ma modeste contribution à l'un des plus merveilleux mythes de l'histoire humaine.

 

La Kundalini, un phénomène "tendance"

 

De nos jours, nombreux sont ceux et celles qui convoitent la puissance de la Kundalini en surfant sur les tendances néo-spirituelles du moment dans l'espoir de connaître les bienfaits de la dite Kundalini. Du coup celui-ci devient un véritable phénomène de mode et une entreprise très lucrative. Le phénomène, traité de façon irrévérencieuse, inspire de plus en plus de personnes à l'esprit commerçant qui proposent pléthore d'expériences de Kundalini fast-food ou encore le « domptage » de cette force sauvage à travers des ateliers pseudo spirituels. La vulgarité pleut pour promouvoir un réalité hautement sacrée.

 

On voit apparaître çà et là moult « spécialistes » de la Kundalini qu'il suffit d'écouter pour comprendre qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent, leurs connaissances manquent cruellement de vécu personnel. À l'instar de la pratique très courue du Kundalini Yoga, dont la version originelle était enseignée de façon confidentielle aux sadhus les plus expérimentés, la grande foire néo-spirituelle rivalise d'offres particulièrement alléchantes. En me rendant à quelques uns de ces cours, j'ai pu vérifier que le participant devait bien souvent se contenter de belles paroles. En effet, la plupart de ces ateliers proposent une « méditation guidée » : l'enseignant vous raconte ce que vous êtes censé ressentir, vous décrit les phénomènes, mais vous ne les vivez pas spontanément. Autrement dit, ces techniques se basent essentiellement sur l'autosuggestion. D'autres cours encore, sont si physiques qu'ils relèvent bien d'avantage du « cours de tonification musculaire ».

 

Le détournement de la spiritualité à des fins de productivité

 

En poursuivant mon « enquête », j'ai pu constater que quelque soit le cours ou "workshop", l'esprit sacré demeure le grand absent. L'aspect originel de la dévotion est dénaturé au profit du bien-être, principe central dans nos sociétés capitalistes actuelles. En effet, les techniques néo-spirituelles sont aujourd'hui tout entières dévouées à nos besoins quotidiens et nous maintiennent efficacement dans les rouages du système. Tout espoir véritable de rencontrer la Kundalini est par conséquent banni. Si le but originel de tout yoga est de faire de nous des personnes libres et spirituellement épanouies, il se résume dans nos sociétés consuméristes et narcissiques à une fonction essentiellement hédoniste. D'ailleurs le système socio-économique s'oppose ouvertement à l'esprit sacré authentique, rappelons qu'originellement le sadhu rejette tout statut, objet de convoitise, attachements et liens sociaux.

 

Mais pire encore que le mépris du sacré, notre système utilise la symbolique et la rhétorique mystique pour cadrer et discipliner les gens afin de les rendre encore plus productifs. Il est bon et sain d'être en paix, de ne pas juger, c'est-à-dire d'accepter l'inacceptable sans faire de vagues. L'agressivité et la souffrance produites par un système, lui-même hautement agressif, est ainsi jugulée. L'Occident a habilement détourné les pratiques orientales spirituelles mystiques au profit de son impératif de productivité. Le Kundalini yoga a donc fonction d'adaptogène, un placebo qui répond au stress et assure la pérennité de la machine néo-libérale, tout en limitant la casse. Toute véritable autonomie individuelle est contrecarrée puisque le pratiquant demeure dépendant de son professeur et d'un système de pensée « positiviste », et par extenso du système productif.

 

Des égards indispensables

 

On ne tutoie pas les dieux impunément.

La réalité c'est que la Kundalini ne se livre pas comme ça, pas plus qu'elle ne se soumet à la contrainte et aux caprices. Elle se présente et s'offre à l'individu qui se montre à la hauteur des nombreux défis qu'elle suscite. Il est d'ailleurs aussi inutile de la craindre que de la convoiter. Car ce phénomène hermétique ne relève pas plus de l'entité malveillante que de la force aveugle qu'il nous faut domestiquer.

 

Si la Kundalini est aujourd'hui le symbole ultime de la guérison holistique et de l'élévation spirituelle, elle n'en demeure pas moins une entité sacrée, autonome et insaisissable comme le soulignent les anciens maîtres. C'est une rencontre qui se mérite. Autrement dit, avant de tutoyer les Dieux, apprenons à les respecter. Car contrairement à la croyance communément admise, la Kundalini n'est pas à notre service.

 

La confusion vient du fait que la littérature neo-spirituelle affirme que chacun d'entre nous « héberge » une Kundalini en « stand by ». Nous sommes donc des demi-dieux en sommeil et y avoir accès est un dû. Or il en est tout autrement : nous n'hébergeons pas la Kundalini, il s'agit d'une entité autonome, extérieure à nous, forte d'une intelligence supérieure... bien supérieure à la nôtre. La nature de son intelligence est toute différente, elle est fondamentalement supra-humaine. Autrement dit, elle n'est pas à notre disposition. Elle se mérite.

 

Engagement sacré

 

Commençons par le début. Avant de « chevaucher la Kundalini », il est fondamental d'appréhender avec justesse la notion même de l'engagement dans la voie mystique. Je veux parler d'un engagement du corps et de l'esprit, un engagement sans limites et sans conditions, un engagement personnel qui ne dépend pas d'un tiers. Car « l'Olympe » est réservée à celui ou celle qui s'investit dans une vie de dévotion et de pratiques assidues à travers la méditation quotidienne, la contemplation, la prière, le jeûne et le rejet systématique des « valeurs » égocentriques qui caractérisent l'humain ordinaire.


Le phénomène  Kundalini tel que je l'ai connu, s'invite en nous lorsque les conditions sont favorables. On ne peut en effet lui ordonner de se présenter. Je rappelle que l'attitude est capitale : à l'instar du pratiquant qui pénètre le dojo (4), le respect, l'écoute, l'humilité, la respiration, une saine volonté sont les piliers d'une attitude correcte. Nous ne devrions jamais négliger l'aspect sacré de cette démarche ô combien délicate.

 

La voie spirituelle authentique doit viser la libération de l'esprit et l'intégration de l'essence de la Vie et non plus le bien-être, la joie, la paix ou l'amour, ces derniers composants étant plutôt des conséquences de l'Illumination et non des buts en soi. L'engagement sans conditions et le respect sont les deux aspects essentiels de cette initiation. Par ailleurs, il s'agit d'une démarche intime et complexe qui nécessite l'assistance d'une personne avisée et qui ne saurait être entreprise dans un cours de quartier.

 

Comment se manifeste la Kundalini ?
 

J'aime décrire la Kundalini comme étant l'appendice guérisseur du Divin ; le doigt de Dieu en quelque sorte. C'est l'intention divine qui s'invite en nous si le niveau spirituel et la dévotion de l'adepte le permettent. Elle pénètre l'individu en passant par un orifice invisible situé au niveau du sacrum (le promontoire sacré). Autant vous dire que la rencontre est bouleversante, elle est chaque fois d'un ordre totalement nouveau et sacré. Le Caducée sacré reformule complètement notre personnalité, ainsi que nos codifications génétiques et énergétiques : nous sommes littéralement redéfinis. Plus que cela, nous sommes véritablement anoblis  . C'est un sacre, un événement unique et rare que nous ne parvenons pas à comprendre avec l'intellect, il faut bien l'admettre.


La Kundalini s'élève toujours du bas vers le haut (du sacrum au cerveau), il ne peut en être autrement. Si vous sentez un phénomène de ce type pénétrer par la tête, il ne s'agit en aucun cas de la Kundalini. Elle peut être fulgurante ou lente, mais toujours impressionnante et incroyablement « vivante ». Nous sentons alors une colonne d'énergie massive et intense apparaître sous nos yeux ébahis. Sa conscience, sa science, son intelligence s'imposent avec grâce et bienveillance. Lorsque le Caducée se manifeste à nous c'est que nous sommes capables d'affronter et d'assumer une telle rencontre, c'est là l'unique condition. Je dis « assumer » car le travail qu'elle opère en nous est chaque fois transformateur et restructurant, il faut donc au préalable être prêt à changer, et même,désirer le changement, l'avoir admis en nous comme une nécessité fondamentale.

 

Ce que la Kundalini guérit

 

La première fonction du phénomène Kundalini est de nous restituer la capacité à conscientiser notre monde intérieur (psyché, inconscient et organes). Alors, notre corps n'est plus une matière opaque et inaccessible mais un monde étonnant qui nous interpelle à mesure qu'il s'anime et devient plus réel pour nous. Puisque nous devenons soudainement le temple qui accueille cette entité sacrée serpentine, nous sommes donc capables de nous éveiller à nous-mêmes.

 

Quant à mon vécu propre, les occasions qui m'ont été données de rencontrer cette entité extraordinaire m'ont laissé totalement abasourdi, sans voix. C'est en effet une manifestation que l'on n'oublie jamais, un vrai choc. Elle génère un tsunami intérieur qui nous marque à vie. Je le répète, sa « fonction », sa manifestation en nous est avant tout d'ordre bénéfique : elle guérit ! De quoi me demanderez-vous ? De tout désordre énergétique : dépendances, parasitage, asthénie, dépression, conditionnements, traumatismes, mémoires karmiques, maladies chroniques, tumeurs malignes et j'en passe. Elle est également médiatrice du monde supérieur : le monde Divin. Le Bouddha en savait quelque chose, il est d'ailleurs souvent représenté en compagnie d'un cobra géant qui le protège, profondément bienveillant il va s'en dire.

 

Ego versus Kundalini

 

Pourquoi si peu d'entre nous la rencontrent ?

Je le répète, il faut être prêt.

Mais comment se préparer au mieux ?

Tout d'abord il faut savoir se remettre profondément en question, s'ouvrir au changement, se rendre disponible à une possible transformation de notre identité. Cela exige de se confronter préalablement à nos défauts, manquements, failles et faiblesses. Il faut pouvoir accueillir une représentation de nous plus saine, plus noble, supérieure en somme. La volonté, la confiance et la détermination y sont pour beaucoup.

 

Pratiquer quotidiennement la méditation du Souffle (5) me paraît la méthode idéale, une base de travail efficace. Mais cela ne suffit pas. L'état d'esprit est lui-aussi capital : l'humilité est indispensable. Non pas l'humilité auto-suggestionnée communément admise : la conviction que l'on est humble n'est pas réelle. Je parle ici d'une certaine forme de rébellion : on se rebelle contre un mental complexe et autoritaire. L'humilité est ce combat. Il n'est en aucun cas un acquis, simplement parce qu'on l'a désiré.

 

Se rebeller contre l'ego pour progresser

 

Se rebeller contre l'ego est un aspect fondamental de cet engagement. Cet appendice pathologique et dégradant est un véritable handicap en ce qu'il nous limite, nous appauvrit et nous déstabilise constamment. Il atrophie littéralement notre champ de conscience chaque jour d'avantage, réduisant conséquemment notre accès au monde bio-énergétique et bien entendu, à la dimension divine. Plus nous nous identifions à l'Ego, plus nous succombons aux multiples pièges terrestres (les paradigmes que notre mental et notre environnement nous imposent) qui font de nous des êtres incomplets, frustrés, mythomanes (chacun se crée un rôle social, un personnage de façade) et suffisants.

 

Pire que tout, nous nous coupons de notre capacité à nous renouveler intérieurement puisque nous devenons obsédés par les objets extérieurs et tous les petits plaisirs addictifs qui les accompagnent. Dépendants de tout et surtout de rien, nous sommes réduits à l'état passif de figurant, de fantôme... malgré le tourbillon quotidien qui bien souvent nous emporte, nous demeurons de simples marionnettes au service d'un ego exhibitionniste. Par conséquent, la révolte (l'humilité) met un terme à cet engrenage destructeur, à l'image de notre société aux valeurs décadentes, profondément inconsciente du péril qui la guette.

 

Pour conclure

 

Rencontrer la Kundalini, cet « appendice » d'origine divine, ce prolongement fabuleux de l'intelligence universelle, est probablement l'expérience la plus extraordinaire que toute existence puisse rêver.

 

Les Dieux nous ont légué un pouvoir pour nous dépasser qui, s'il demeure inactivé, n'est pas nécessairement passif. Lorsque nous sommes prêts intérieurement, un mécanisme s'enclenche naturellement en nous. Avec patience, persévérance dans la voie de l'humilité et de la démystification de l'ego, nous sommes tous capables de la rencontrer un jour. Lorsque son action en nous, même imperceptible, est encouragée par des efforts constants, son potentiel omniprésent irradie bientôt tout notre être à chaque instant de ses messages subtils, sorte d'appels à la révolte.

 

Mais à ceux et celles qui souhaitent goûter un temps soit peu ce privilège, je recommande avant toute chose d'en abandonner le fantasme. Car ce puissant désir vous trompera, vous corrompra même. Les chemins explicites et balisés sont en matière de spiritualité les sentiers les plus trompeurs par excellence. Il est préférable d'adopter dans un premier temps à une discipline spirituelle concrète et quotidienne telle que la discipline du Souffle*. Et afin de mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez solliciter dès à présent la sagesse infinie de l'Intelligence Supérieure par la prière (6).

 

Même si vous ne percevez pas de signes évidents dans les débuts, vous finirez par être entendus. Elle vous donnera un sérieux coup de pouce, soyez en sûr. Pour devenir l'artisan efficace de votre libération intérieure, inutile de céder à la capricieuse impatience, à la peur irrationnelle ou encore au découragement qui bien souvent caractérisent le mental... Vous verrez alors que le Cobra Divin ne manquera pas de récompenser à vos efforts. Il s'invitera assurément dans votre vie pour votre plus grande joie et de nombreuses aventures en perspective.

 

Ganji, avec le concours de Iori

 

 

L'auteur de ce post:

Devenu médium après un long parcours initiatique, Ganji a bénéficié de nombreux enseignements auprès de ses guides et vécu des expériences de guérison extrêmes grâce à son lien étroit avec la Kundalini et certaines plantes visionnaires (expériences relatées dans son livre L'Éveilleur le tonnerre, coécrit avec Iori). En 1988 il vit l'Éveil, sa 1ère expérience spirituelle profondément transformatrice: le dépassement de l'égo et la fusion avec la conscience universelle divine, en réponse à une pratique quotidienne de la méditation pendant de nombreuses années. Il se lie dés lors à la dimension divine et développe son don de médium. Il est aujourd'hui auteur, accompagnateur en développement spirituel et fondateur de la méthode thérapeutique et initiatique Anankea. En savoir plus: rdv page Soins et thérapie et page Iori et Ganji

- Contact : ganjianankea@gmail.com

 

 

1 Connaissance empirique : connaissance issue de l'expérience directe vécue

2 Sur la Kundalini: https://fr.wikipedia.org/wiki/Kundalini_(sanskrit) Sur le Caducée d'Asclépios: lire à ce sujet le paragraphe consacré au Caducée d'Asclépios sur ce site: http://medarus.org/Medecins/MedecinsTextes/divers_institutions/caducee.htm

3 Voir le chapitre consacré sur mon expérience de transcendance dans L'éveilleur, le tonnerre, ouvrage disponible à la vente sur notre page E-books.

4 Un dojo dans la tradition japonaise est un espace consacré à la pratique des arts-martiaux et de certaines postures de méditation dont les plus connues sont le Zen et le Zazen.

5 La discipline du Souffle est une technique qui porte l'accent sur la respiration : assis en tailleur, le pratiquant concentre son attention sur son souffle. Avec la pratique, l'inspiration et l'expiration deviennent plus profondes, plus lentes, plus longues. L'intervalle entre inspiration et expiration s'allonge également. La concentration prolongée sur le souffle induit peu à peu l'interruption de l'activité du mental (égo), ce qui permet d'accéder à un état d'être et de conscience supérieurs. Des manifestations énergétiques peuvent également apparaître à ce moment là.

6 Nous vous recommandons de visionner cette vidéo qui montre comment prier de façon très simple mais efficace, pour se relier à la dimension divine et demander son aide et sa protection: https://www.youtube.com/watch?v=quX3DB-8800&t=52s

 

 

 

 

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